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Commission intéressement 2025

7 avril 2026                                          

 

Ouverture : une année sous le signe de la progression

La Commission Intéressement s’est réunie le 7 avril pour dresser le bilan d’une année marquée par une dynamique collective encourageante. Avec un taux global d’utilisation de 93,65 % et une masse salariale de 145 millions d’euros, les résultats témoignent d’un engagement constant des équipes. Chaque salarié a pu bénéficier, en moyenne, d’une prime de 1 070 €, un chiffre dépassé dans l’ensemble des branches.

Chaque Caisse Nationale a présenté ses résultats pour 2025.

 

Branche Retraite : entre disparités et avancées

Un paysage contrasté

La branche Retraite affiche une hétérogénéité dans ses résultats, avec un taux de réalisation national de 99,2 %. Cependant, certaines caisses, comme celle de Mayotte, ont connu des difficultés, nécessitant une neutralisation des premiers mois pour ajuster les données. La CNAV (Paris/Tours) a enregistré une prime locale plus faible, en raison de disparités régionales, notamment en Île-de-France.

L’accompagnement au cœur des priorités

Pour réduire ces écarts, des dialogues de gestion ont été mis en place, permettant d’analyser finement les résultats et de définir des plans d’action concrets : formations, objectifs adaptés, et renforcement des moyens. Les efforts portent leurs fruits, avec une nette amélioration dans la qualité de service et l’offre digitale, ainsi qu’une consolidation des risques financiers.

 

Branche Maladie : entre progrès et vigilance

Une performance nationale en hausse

Avec un taux de réussite global de 96,1 % (+7 points par rapport à 2024), la branche Maladie affiche une hausse de la performance nationale. La part locale reste un sujet de vigilance, avec un taux moyen de 92,43 %.

 Des défis à relever

Les DRSM ont connu une baisse de leur part locale, mais une progression est en cours. La proratisation a été jugée équitable pour refléter la réalité du travail en 2025. Les CPAM, bien que globalement maîtrisées, nécessitent une attention particulière sur la validation des comptes. À Mayotte, des neutralisations ont été appliquées pour ajuster les résultats.

Vers une gestion optimisée

Une réflexion est en cours pour repenser certains indicateurs, notamment ceux liés aux dossiers orientés vers la commission MP. La gestion des risques a mobilisé les équipes, avec des résultats en hausse.

 

Branche Famille : entre réformes et adaptation

Une performance nationale en progression

La branche Famille affiche une performance nationale de 94,6 %, en hausse de 1,6 point par rapport à 2024. Cependant, la part locale reste variable, avec des résultats allant de 93,4 % pour les Caf à 97,8 % pour les Centres de Ressources.

Des indicateurs sous tension

Certains indicateurs, comme le taux de recouvrement des indus (lié à l’augmentation des indus concernant le RSA) et la satisfaction téléphonique, ont connu des baisses. Pour y remédier, un plan d’amélioration de la qualité a été mis en place, avec une adaptation des objectifs locaux et une gestion rigoureuse des réformes 2025, marquées par une forte augmentation des flux et des pièces à traiter.

Un stock maîtrisé

Malgré ces défis, le stock a été maîtrisé en fin d’année 2025 grâce à une organisation renforcée.

 

Branche Recouvrement : entre défis et perspectives

Un taux d’utilisation élevé, mais des tendances inquiétantes

Avec un taux d’utilisation de 97,22 %, la branche Recouvrement affiche des résultats solides. Cependant, une baisse tendancielle est observée depuis 2023, notamment sur la satisfaction et les ETI.

Des indicateurs complexes

Le recouvrement LCTI et l’égalité hommes/femmes restent des sujets de vigilance, avec un suivi régulier. La branche de recouvrement maintient l’indicateur égalité hommes/femmes. Un plan d’action a été lancé pour renforcer la culture de la qualité et réduire les incidents de production.

Des perspectives encourageantes

Un plan « 0 incident » a été mis en place par la DSI, et de nouveaux dispositifs anti-fraude sont attendus pour 2026, promettant une amélioration des résultats.

 

Autres organismes : entre succès et questionnements

  • CNSA

    Avec un score global de 95 %, la Caisse Autonomie affiche une performance solide. Le montant de la prime est de 1 318 €. Un indicateur, le taux de dématérialisation MDPH, n’a été atteint qu’à 50 %. Il est à préciser que cet indicateur n’est pas à la main de la Caisse Autonomie, des améliorations sont attendues avec ce partenaire.

  • UCANSS

    La performance globale atteint 95,99 % pour la part nationale et 95,25 % pour la part locale. La prime totale s’élève à 1 395,57 €, en hausse significative par rapport à 2024.

  • Institut 4.10

    Avec une performance locale de 98,02 %, l’Institut 4.10 affiche une prime totale de 1 098 €, la plupart des indicateurs ont été atteints. 

  

Un bilan globalement positif mais…


La CFTC salue la hausse globale des primes. Cependant, des disparités locales nécessitent une attention particulière. Nous demandons un accompagnement des caisses en difficulté et les moyens nécessaires pour maintenir et améliorer les résultats sur certains indicateurs.

La CFTC rappelle avec force son attachement à ce dispositif, dont elle est cosignataire.

Cependant, nous refusons catégoriquement que celui-ci serve de prétexte pour éluder une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point, qui reste une priorité absolue.

La CFTC demande que la masse salariale non consommée issue de l’intéressement 2025 soit intégralement reversée aux salariés sous forme de prime exceptionnelle. Cette mesure doit matérialiser la reconnaissance concrète de l’employeur envers l’engagement, les compétences et les sacrifices consentis par les salariés.

 

 

 




  

 

 

 




























RPN Salaires : un report inacceptable !

 

Alors que les attentes étaient grandes autour de la Réunion Paritaire Nationale (RPN) sur les salaires, prévue le 4 mars 2025, la décision brutale de la reporter sans explication ni nouvelle date a fait l’effet d’un coup de massue : pour la CFTC, c’en est trop.

 

Ce n’est pas seulement la question des salaires 2025 qui est en suspens, mais aussi celle des salaires 2024, une année entière sans la moindre revalorisation du point. Un an d’attente, un an de silence, et aujourd’hui, une réunion reportée sans perspective concrète de négociation.

 

La direction de l’UCANSS et la CNAM ne peuvent pas se cacher derrière l’absence de cadrage de la Tutelle pour justifier leur immobilisme. Les salariés, eux, n’ont pas ce luxe : chaque jour, ils doivent remplir leurs missions sous peine de sanctions. Pourquoi les règles seraient-elles différentes pour ceux qui doivent donner la capacité aux organisations syndicales nationales de négocier leurs salaires ?

 

Face à cet enlisement, la CFTC prendra les devants : nous solliciterons directement le Ministère pour obtenir des réponses concrètes sur l’avenir des négociations salariales. Et elle ne compte pas agir seule : nous appelons toutes les autres fédérations syndicales à s’unir pour exiger un véritable engagement de la part des décideurs.


Le message est clair : les salariés ne peuvent plus attendre et la CFTC ne laissera pas cette situation s’éterniser !

 

 Transfert du Service Médical vers les CPAM : Un besoin de transparence et d’accompagnement !

 

La CFTC insiste sur plusieurs points fondamentaux :

 

Une clarification du cadre salarial : budget alloué, impact sur la RMPP et équité avec les agents des CPAM.

Le maintien des acquis sociaux : respect des garanties conventionnelles et refus de toute mobilité contrainte.

Un accompagnement structuré : accès à la formation, information transparente et suivi individualisé.

Des engagements sur la retraite progressive : prise en charge équitable des cotisations pour tous les salariés.

 

Un appel à un dialogue social renforcé

 

Sans rejeter la réforme, la CFTC demande une concertation approfondie et la mise en place de groupes de travail dédiés pour aborder chaque aspect du transfert : statuts, classifications, conditions de travail et œuvres sociales.

Les négociations actuelles ne permettent pas un travail cohérent et le manque crucial d’informations empêche toute avancée constructive.

 

Une réforme floue et juridiquement incertaine, la CFTC pointe plusieurs problématiques :

 

Des informations fluctuantes sur le nombre de CPAM concernées, rendant toute planification difficile.

L’absence de réponses claires sur l’intégration des anciens contrats de travail des agents du Service Médical.

Plus de 28 points juridiques non résolus qui pourraient compliquer la mise en œuvre de la réforme.

 

 Une prise en compte insuffisante des CPAM et des médecins-conseil, un déficit d’anticipation sur plusieurs aspects clés :

 

  • Le manque de budget pour la formation et l’adaptation des équipes.

  • Le repositionnement des médecins-conseils, dont certains pourraient ne pas trouver leur place dans la nouvelle organisation.

 

Une réforme précipitée et hors COG

 

Pour la CFTC, le calendrier est irréaliste et cette réforme hors COG expose l’Assurance Maladie à des risques à long terme.

Seule une refonte plus encadrée et une réforme mieux préparée peuvent garantir une réussite.

 

Une réforme réussie ne peut se faire sans une négociation sociale transparente et constructive.

La CFTC appelle la CNAM et l’UCANSS à formaliser rapidement des engagements écrits afin de garantir une transition sécurisée et équitable pour l’ensemble des salariés.

 




 
 
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