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INC RECOUVREMENT

  1 juin 2026


Représentants CFTC : Marie LEDERMANN, Bernadette DECLERIEUX, Sébastien BUISSON, Christine SCHULER, Benoit VOLKOFF, Anne HAUGMARD, Laurent VIVET.


 En amont de la réunion, la CFTC a tenu à rappeler au Directeur Général du Recouvrement, Président du COMEX depuis peu, la situation difficile des agents et cadres de la Sécurité sociale.

Les agents du recouvrement et de la Sécurité sociale dénoncent une perte continue de leur pouvoir d'achat due à l'absence de revalorisation suffisante de la valeur du point, alors que l'inflation est reconnue par les pouvoirs publics. Ils estiment que cette situation résulte d'un choix de l'employeur, aux conséquences humaines et professionnelles importantes : difficultés financières, démotivation, souffrance au travail et perte d'attractivité des métiers.

Les salariés exigent une augmentation immédiate de la valeur du point, l'ouverture de véritables négociations salariales, un plan de rattrapage du pouvoir d'achat perdu et une reconnaissance concrète de leur engagement au service de la solidarité nationale. Ils rappellent qu'ils demandent simplement de pouvoir vivre dignement de leur travail.

 

Réponse de Mr IENTILE

 

L’excellence des agents ne fait aucun doute et appelle une reconnaissance à sa juste mesure. Dans un contexte géopolitique et économique incertain et compte tenu des contraintes budgétaires, la revalorisation de la valeur du point n’est pas aujourd’hui envisagée.

Cependant, il tient à rappeler que la nouvelle classification constituait une réponse aux enjeux de rémunération des plus bas niveaux de salaire. Des mesures de revalorisation ont été engagées et doivent être appréciées dans leur globalité.

La RMPP reflète à la fois l’effort collectif consenti et les évolutions individuelles des parcours professionnels, celle-ci a d’ailleurs atteint 3,5 % en 2025.

Il entend la demande sur une revalorisation des titres-restaurant qui demeure un sujet de discussion avec les pouvoirs publics et les caisses nationales. 

Il convient de rester attentif aux attentes des agents afin de préserver leur engagement et leur motivation.

 

Présentation à l’INC : ce qu’il faut retenir

 

1.    COG 2025


Présentation de l’employeur

L’employeur dresse un bilan globalement positif des premiers résultats de la Convention d’Objectifs et de Gestion 2025. Les principaux indicateurs apparaissent conformes aux objectifs fixés, tandis que la modernisation des outils se poursuit à travers le déploiement du middle office, des assistants conversationnels et de nouvelles solutions numériques. Ces évolutions visent à renforcer l’efficacité du recouvrement tout en améliorant la qualité et la fiabilité des données sociales.

 

Interventions de la CFTC

La CFTC souhaite replacer ces transformations dans la réalité quotidienne des salariés. Elle interroge sur l’impact concret de ces changements sur la charge de travail des équipes et des managers, tout en questionnant la portée réelle des gains de productivité annoncés. La CFTC attire également l’attention sur les conséquences possibles de l’automatisation et de l’intelligence artificielle sur l’évolution des métiers et sur les perspectives d’emploi au sein du réseau.

 

Réponses de l’employeur

L’employeur indique que les charges supplémentaires générées par ces évolutions demeurent limitées et font l’objet d’un suivi régulier par les directions régionales. Selon lui, les gains de productivité recherchés ont avant tout vocation à simplifier les processus et à faciliter le travail des collaborateurs. Il souligne également les dispositifs d’accompagnement mis en place, reposant sur la formation, l’appui d’experts référents et le développement d’outils d’aide à la décision.

L’intelligence artificielle est présentée comme un levier de soutien à l’activité et d’amélioration de la qualité du service rendu.

 

Points de vigilance de la CFTC

La CFTC demeure toutefois attentive à plusieurs enjeux majeurs : la mesure réelle de la charge supportée par les équipes et l’encadrement, la préservation de l’autonomie professionnelle des salariés et la nécessité de prévenir efficacement les risques psychosociaux susceptibles d’accompagner ces transformations.

 

2.    DSN de substitution


Présentation de l’employeur

Concernant la DSN de substitution, l’employeur présente une réforme visant à renforcer les contrôles et à améliorer la fiabilité des données sociales transmises. Sa mise en œuvre est prévue de manière progressive à compter de 2026, dans une logique de sécurisation accrue des déclarations.

 

Interventions de la CFTC

La CFTC exprime plusieurs interrogations relatives aux implications concrètes de cette évolution. Les débats portent notamment sur les responsabilités juridiques susceptibles d’être engagées en cas d’erreur, sur la charge de travail induite par le dispositif ainsi que sur les moyens humains nécessaires à sa réussite. La question de la formation et de l’accompagnement des salariés occupe également une place centrale dans les échanges.

 

Réponses de l’employeur

L’employeur indique qu’un pilotage national dédié accompagnerait le déploiement de la réforme, avec l’appui d’une cellule de suivi et l’organisation de réunions hebdomadaires. Il précise également qu’une réflexion sur l’évolution des métiers est actuellement menée. Le traitement des anomalies devrait s’appuyer sur des outils d’aide et sur l’intelligence artificielle, tandis que la montée en compétence des collaborateurs reposera sur un dispositif de formation renforcé et sur l’intervention d’experts référents.

 

Points de vigilance de la CFTC

Dans ce contexte, la CFTC restera particulièrement vigilante quant à la clarification des responsabilités assumées par l’Urssaf, à l’évaluation objective de la charge de travail générée par la réforme et au maintien d’une relation de service de qualité, tant pour les usagers que pour les salariés chargés de sa mise en œuvre.


En conclusion, l’employeur ne peut pas exiger toujours plus d'engagement, de compétences et d'adaptation tout en laissant s'éroder le pouvoir d'achat et les conditions de travail se dégrader.
Pour la CFTC, la reconnaissance doit être globale : salariale, professionnelle et humaine. C'est à ce prix que la Sécurité sociale pourra continuer à remplir ses missions de service public avec efficacité et ambition.

 

  



 
 
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